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Le parc d'éoliennes en mer : un projet qui doit s'ancrer dans le territoire

À quel stade en est le projet de parc d’éoliennes en mer au large de Dieppe - Le Tréport ?


Nous sommes en phase d’études. C’est notre groupement « Les éoliennes en mer », réunissant Engie (47 % du capital), EDPR (le 3ème opérateur d’éolien terrestre au monde basé au Portugal avec 43 %) et NEOEN Marine (développeur de projets avec 10 %), qui a remporté l’appel d’offres lancé par l’Etat en juin 2014. Nous sommes maintenant en charge de la mise en oeuvre avec un début de chantier programmé en 2019 puis de l’exploitation du parc, à partir de 2021 pour une durée de 25 ans. Mais avant d’en arriver là, nous avons deux ans d’études complémentaires (mesure des vents, des courants, de la température de l’eau, analyse des sols marins, identifi cation de la faune et des activités locales). D’ici juin 2016, ces études nous permettront de décider de la faisabilité du projet et de le faire évoluer pour réduire au maximum les impacts du parc.


En quoi consiste ce projet ?


Celui-ci comportera 62 machines de 8 MégaWatts fi xées au fond de l’eau à environ 15 à 16 km des côtes pour une puissance totale de 496 MégaWatts. Notre choix s’est porté sur les machines Adwen, les plus puissantes actuellement sur le marché, afi n de réduire leur nombre et leur emprise au sol ce qui limitera déjà l’impact environnemental. Les recommandations suite au débat public mené entre avril et juillet 2015 par une commission indépendante et le résultat de nos études en cours viendront affi ner le projet. Notre objectif est vraiment d’inscrire ce projet dans son environnement et son territoire. Nous mettons beaucoup de temps et d’énergie dans la concertation et l’implication de toutes les parties prenantes. Et nous sommes confi ants et heureux de faire évoluer le projet dans le dialogue.


La création de ce parc éolien veut aussi contribuer au dynamisme économique local ?


C’est très important, en effet. Nous faisons déjà travailler de nombreux cabinets d’études locaux qui ont une vraie connaissance de l’environnement immédiat. Une équipe dédiée de 5 personnes travaille déjà au Tréport et la mise en oeuvre du chantier fera bien évidemment appel aux savoir-faire locaux chaque fois que ce sera possible. Nous avons déjà estimé qu’une fois le parc en activité, il faudrait environ 125 postes permanents et pérennes pour l’exploitation du site et sa maintenance. En outre les phases de fabrication des éoliennes et d’installation du parc mobiliseront au total 1500 emplois. C’est une belle opportunité pour les deux régions concernées. D’autant que notre ambition est aussi d’accompagner les entreprises locales qui voudront développer et décliner leur savoir-faire dans l’éolien afi n de créer une vraie fi lière autour de ce parc.


L’éolien offshore est une première en France, est-ce un pari sur l’avenir ?


Bien évidemment, toute nouvelle filière conserve sa part de défi . Mais nous avons tout de même de nombreuses certitudes. C’est très clairement une énergie d’avenir qui s’inscrit dans une volonté de mix énergétique. Les premiers exemples de parcs offshore en Belgique et en Angleterre laissent entrevoir un vrai développement économique. Il y a un énorme potentiel et des perspectives d’évolution rapide qui garantissent une réduction des coûts d’exploitation et une réelle compétitivité de cette énergie d’ici 2020. Il était donc important pour nous d’être parmi les précurseurs et de développer nos compétences sur cette filière d’avenir.

 

Source : Courrier-Picard